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  • Minimalisme au travail : faire de la place sur le bureau
  • Minimalisme au travail : faire de la place sur le bureau

    Antoine


    Le minimalisme au travail commence rarement par une philosophie. Il commence par un bureau où l'on ne trouve plus rien, un matin où l'on déplace trois objets avant de pouvoir poser son ordinateur.

    Faire de la place, c'est d'abord une affaire de gestes. Ce qui suit n'est pas une méthode stricte, plutôt une façon de regarder son bureau autrement.

    Ce que l'on voit, on y pense

    Chaque objet posé dans le champ de vision attire un peu l'attention. Un carnet ouvert rappelle une tâche. Un câble emmêlé rappelle qu'il faudrait le ranger. Pris un par un, ces rappels sont minuscules. Ensemble, ils occupent l'esprit.

    Le minimalisme au travail ne consiste pas à vider le bureau. Il s'agit de choisir ce qui mérite d'y rester.

    Trier en trois piles

    Le plus simple est de tout retirer, puis de reposer les objets un par un.

    • Ce qui sert chaque jour revient sur le bureau.
    • Ce qui sert chaque semaine va dans un tiroir, à portée de main.
    • Le reste quitte la pièce.

    Sur la plupart des bureaux, la première pile tient en peu de choses : un écran, un clavier, une souris, de quoi écrire, une tasse.

    Délimiter l'espace de travail

    Un bureau dégagé a besoin d'un centre. Un sous-main joue ce rôle : il marque l'endroit où l'on travaille et laisse le reste respirer. Le sous-main Tabula, en feutre de laine mérinos, retient aussi le bruit des objets qu'on pose. Pour accueillir le clavier et la souris ensemble, le sous-main Vellus s'étend sur 90 × 45 cm.

    La tasse, elle, a sa place attitrée. Un sous-verre en cuir suffit à lui en donner une.

    Moins d'objets, mieux choisis

    Garder peu d'objets change la façon de les choisir. On remplace moins souvent, on accepte de mettre un peu plus dans ce qui dure. Les matières naturelles s'y prêtent : le cuir se patine, la laine reste douce. Un objet qui vieillit bien n'a pas besoin d'être remplacé.

    Garder le bureau dégagé

    Le tri ne tient que s'il devient une habitude. Cinq minutes en fin de journée suffisent : ranger ce qui a été sorti, jeter les papiers inutiles, laisser le bureau prêt pour le lendemain. Le matin, on s'assoit devant un espace calme.

    Le minimalisme au travail n'a rien d'un style. C'est simplement un bureau où chaque chose a une raison d'être là.

    Antoine.

    Signature d'Antoine